À propos de l'auteur
Icône de l’Histoire noire, William Edward Burghardt Du Bois (1868-1963) est à la fois sociologue, historien, professeur d’université, militant des droits civiques et du panafricanisme, défenseur du désarmement nucléaire, éditorialiste et écrivain noir-américain. Parmi les principaux acteurs de la Harlem Renaissance, le grand mouvement culturel et politique des Noirs aux États-Unis qui rayonne jusqu’en France, ses actions et prises de position politiques préfigurent le Mouvement des droits civiques des années 1960. Après l’essai Les Âmes du peuple noir (1903), l’auteur se tourne vers la fiction pour diffuser son message au grand public, avec son premier roman La Quête de la Toison d’Argent (1911), traduit pour la première fois en français.
Florence Canicave est traductrice franco-américaine, membre de l’Association des traducteurs littéraires de France (ATLF). Naviguant entre les États-Unis, la France, le Portugal, la Turquie, elle suit les langues qui l’interpellent tour à tour. En 2012, elle participe au lancement de la collection « Harlem Renaissance » aux éditions La Cheminante : elle en choisit les textes historiques, qu’elle traduit. Depuis 2020, retour à la sculpture : ce sont ses mains qui ont repris la parole.
Résumé du livre
La Toison d’Argent – le coton cultivé dans le Sud des États-Unis – pourrait-elle être la réponse aux prières de Zora et de Bless, un couple de jeunes noirs-américains qui s’aiment depuis l’enfance et voudraient tant échapper à leur destin ? Zora, la sauvageonne du marais, irait alors à l’école et Bless qui écrit si bien pourrait s’intégrer définitivement à la bonne société. Mais l’aristocratie blanche de l’Alabama est déterminée à contrôler cette culture de rente ancestrale, quitte à s’allier aux financiers du Nord les plus cyniques. C’est le temps de l’impitoyable retour de bâton qui a suivi l’après- guerre de Sécession. En dépit de l’émancipation légale des Américains noirs, les instruments de l’oppression, à la fois économiques, politiques et légaux, continuent de fonctionner à plein. Ils s’acharnent aussi sur les Blancs les plus pauvres, utilisant la race pour empêcher de possibles alliances de classes.
Saga romantique et politique, librement inspirée du mythe grec duquel elle tire son nom, La Quête de la Toison d’Argent dénonce les visions de l’Amérique suprémaciste blanche et les fondements cyniques du capitalisme. Traduit en français pour la première fois, ce roman est d’une cruelle modernité.
POURQUOI RECOMMANDER CE LIVRE ?
Une saga très contemporaine sur les racines du capitalisme et le suprémacisme blanc au lendemain de la Guerre de Sécession.
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